Collectif2026 projet

Kihnu, l'île des femmes

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Kihnu, l'île des femmes

Cécile Debarge - Femmes d'ici et d'ailleurs  et RTS La 1ère - Eté 2017

Au large du Golfe de Riga, en Estonie, l’île de Kihnu est devenue un musée à ciel ouvert où le temps semble s’être arrêté. Le mérite revient aux femmes de l’île, véritables maîtresses des lieux, qui ont fait de leur culture un trésor à préserver coûte que coûte.

A Tallinn, déjà, la légende bruissait. « Vous verrez, à Kihnu les femmes sont fortes, ce sont elles qui gèrent tout ». En faisant route vers le Golfe de Riga, le mythe s’épaissit. « C’est l’île des femmes, on les admire », résume Kathlin, une Estonienne de 27 ans venue passer l’été à Kihnu, dans sa belle-famille. Et c’est vrai que les femmes sont partout. Les rares petits commerces de l’île – une supérette, une épicerie, deux bars-restaurants ouverts uniquement l’été - sont tenus par des femmes. Sur la moissonneuse-batteuse qui fait voler les épis jaunis, une grand-mère, engoncée dans son gilet de laine, manie l’engin à la perfection.

La petite boutique de souvenirs, remplie de gants tricotés main et de peintures naïves ? Une femme, encore. Tout comme la location de vélos, le musée de l’île, les responsables du centre culturel ou, lieu hautement stratégique, l’école. Le conseil municipal, par exemple, est composé d’une majorité de femmes même si le maire est un homme. Et c’est probablement le plus étonnant à Kihnu : l’espace public est quasi-exclusivement féminin.

La suite à lire ici ou en intégralité dans les pages de Femmes d'Ici et d'ailleurs

Avec les photos de Max Hirzel

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