Collectif2026 projet

Les expulsés de l'avenue Wilson

Collectif2026 projet
Les expulsés de l'avenue Wilson

A quelques pas du stade de France, un réchaud, un barnum et une cinquantaine d'habitants. Les expulsés du 168 avenue du président Wilson, Saint Denis, se réunissent pour prévoir la suite.

La suite ? Cette photo prise le 6 décembre 2016 n'est plus d'actualité. La préfecture annonce alors avoir les camps de fortune de l'avenue "dans le viseur". Dix jours plus tard, le matin du vendredi 16 décembre, 200 policiers détruisent les tentes et coupent les cordes du barnum. 

Ils sont Ivoiriens, Maliens, Burkinabés, mais aussi Afghans, Soudanais, Libyens, Pakistanais. Deux camps de fortune à quelques centaines de mètres sur le même terre-plein, au milieu des voitures.

Ils sont redirigés "au chaud", assure le chef de cabinet du préfet. Direction quatre gymnases du 93 et une église.

"Le temps pour l'Etat de faire le tri", alerte l'un des soutiens des expulsés. 

Et après ?

S.L.