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Les rêves brisés des deportados

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Les rêves brisés des deportados

TEXTE & RADIO : Cécile Debarge - La Presse & Europe 1 - Novembre 2018

Chaque jour, des centaines de personnes débarquent à l’aéroport militaire de Ciudad de Guatemala après avoir été expulsées des États-Unis. Certaines d’entre elles, l’air un peu perdu, retournent dans un pays qu’elles ont à peine connu. Comment reconstruiront-elles leur vie ?

CIUDAD DE GUATEMALA, — Guatemala — Sur l’écran de son ordinateur, Ramón René Francisco Díaz suit attentivement les mots qui s’affichent en anglais. Aussi vite que possible, il les recopie. La sanction est immédiate : vert pour une dactylographie impeccable, rouge à chaque faute de frappe. « Il faut écrire au moins 30 mots par minute pour intégrer un centre d’appels », explique cet ancien aide-photographe.

Ce matin-là, dans les locaux de Te Conecta, ils sont trois hommes, comme lui, à se former à la dactylographie dans l’espoir de décrocher rapidement un travail. Tous sont des deportados, des migrants guatémaltèques de retour au pays après avoir été expulsés des États-Unis ou, plus rarement, du Mexique.

« JE N’AVAIS AUCUNE IDÉE DE CE QUI M’ATTENDAIT »

Au septième étage d’une tour ultramoderne, la petite association est la seule à les accompagner dans leur recherche d’emploi. « Quand j’ai mis les pieds ici, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait », se souvient Ramón René Francisco Díaz. « Revenir ici, pour nous, c’est Ground Zero. »

Deux mois tout juste après son retour forcé des États-Unis, ce Guatémaltèque de 26 ans n’a pas encore tout à fait apprivoisé sa nouvelle vie. Originaire de Santa Cruz Barillas, dans la province de Huehuetenango, non loin de la frontière mexicaine, il a passé plus de 24 ans aux États-Unis.

La suite, c’est à lire sur le quotidien québécois La Presse ou à écouter, dans Les Carnets du Monde, sur Europe 1.